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Gendarmerie royale du Canada

Les faits — Disparitions et enlèvements d’enfants

Par Ally Cotroneo

En 2025, 34 189 enfants ont été portés disparus au Canada.
Image par Martine Chenier, GRC

14 août 2026

Contenu

En 2025, plus de 34 000 enfants ont disparu au Canada. La disparition ou l’enlèvement d’un enfant peut se produire pour toutes sortes de raisons, mais la douleur que provoque ce genre de situation est universelle. La Gazette a compilé les plus récents faits et des conseils pour assurer la sécurité des enfants. Nous vous invitons à en prendre connaissance ci-dessous.

Les chiffres

  • Les premières statistiques nationales sur les enfants portés disparus ont été publiées en 1987 et faisaient état de plus de 57 000 cas cette année-là.
  • En 2025, on a recensé 34 189 enfants portés disparus au Canada.
  • 24 050 de ces disparitions étaient des fugues, soit la majorité (70 %).
  • 119 (0,3 %) étaient des enlèvements parentaux et 13 (0,04 %), des enlèvements par un étranger.
  • Pour une ventilation complète par province, sexe et cause probable, consultez notre Fiche de renseignements.
  • Environ 59 % des enfants et adolescents portés disparus sont de sexe féminin et 41 %, de sexe masculin.
  • 57 % des cas ont été résolus en moins de 24 h et 91 %, en moins d’une semaine.
  • Moins de 0,2 % manqueront toujours à l’appel un an plus tard.
  • Entre 2015 et 2025, la police a lancé 96 alertes Amber concernant 122 enfants enlevés et 114 ont été retrouvés saufs.
  • En 2025, il y a eu 5 alertes Amber concernant 7 enfants; tous ont été retrouvés saufs.

Conséquences et dangers

  • Les jeunes fugueurs risquent davantage d’être victimes d’agression physique ou sexuelle, de violence ou de vol, de développer une dépendance à la drogue et à l’alcool, de devenir itinérants et de s’associer à des gangs.
  • Bien que la plupart des enlèvements d’enfants par un parent – appelés enlèvements parentaux – finissent par être résolus, les victimes peuvent en garder des séquelles toute leur vie, en plus du traumatisme de l’éclatement de la famille; nombre de ces enfants sont traumatisés d’avoir été contraints de vivre comme des fugitifs et dans la pauvreté.
  • Les motivations des auteurs d’enlèvement parental sont complexes et variées : vengeance, amour, instabilité mentale, contrôle, etc.
  • Les enlèvements d’enfants par un étranger sont rares, mais c’est une expérience très traumatisante dont l’issue peut être fatale pour la victime.
  • Les ravisseurs agissent par pulsion sexuelle, en raison d’une instabilité mentale, pour faire du mal à l’enfant ou à sa famille, ou par appât du gain.

Conseils de sécurité

  • Les stratégies de prévention consistent notamment à communiquer avec votre enfant, à apprendre à connaître ses amis et ses fréquentations, à lui parler des dangers associés aux fugues et à lui dire que vous l’aimez.
  • Faites de la maison un espace sûr où vos enfants se sentent aimés et en sécurité ; ils seront ainsi plus susceptibles de s’ouvrir à vous si quelque chose ne va pas au lieu de fuguer.
  • Exigez qu’ils obtiennent votre permission avant d’aller où que ce soit, pour que vous sachiez où ils sont et quand ils rentreront à la maison.
  • S’ils sont très jeunes, appliquez le principe du compagnonnage
  • S’ils sont plus âgés, encouragez-les à rompre avec toute situation où ils se sentent mal à l’aise ou en danger.

Signes avant-coureurs

Certains signes peuvent indiquer que votre enfant songe à fuguer, par exemple :

  • Accumuler de l’argent : Les enfants peuvent commencer à accumuler de l’argent lorsqu’ils planifient de fuguer.
  • Parler de s’enfuir : Il faut toujours prendre au sérieux un enfant qui parle de fuguer.
  • Consommer des substances : Les jeunes qui consomment des substances risquent davantage de fuguer en raison des conflits à la maison, du désir de vivre comme ils le souhaitent ou parce qu’ils sont victimes de traite pour nourrir leur dépendance.

Mesures à prendre

  • Si votre enfant disparaît ou est enlevé, appelez le service de police local ou composez le 9‑1‑1 immédiatement.
  • Au Canada, il n’y a aucune période d’attente pour signaler la disparition d’un enfant.
  • Si vous croyez que votre enfant a été emmené à l’étranger, demandez à la police de communiquer avec le Centre national pour les personnes disparues et les restes non identifiés (CNPDRN) administré par la GRC.
  • Il est important de parler régulièrement à vos enfants de leur sécurité.
  • Consultez les ressources à la disposition des familles sur les sites de la Missing Children Society of Canada (MCSC) et du Réseau Enfants-Retour.

Vidéo : Les Faits - Disparitions et enlèvements d'enfants

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